cadranAdopter un autre rythme, celui de notre corps, de nos pieds qui foulent le sol avec chaque enjambée, du balancement de nos bras, de l'équilibre qui se fait et se défait avec chacun de nos pas. Revenir à soi, retrouver le rythme de l'univers, celui de notre coeur, de notre respiration... S'enraciner, revenir sur la terre ferme. Etablir un contact avec le sol. Retrouver la sensibilité de son lien à la terre, par l'intermédiaire de nos pieds. Une marche en conscience qui nous permet de faire l'expérience de ce lien énergétique à la terre. Revenir à soi et prendre conscience du rythme de notre respiration.

A chaque inspir’ notre corps se tend dans l’effort; à chaque expir’, il se détend. Parfois chaotique, irrégulier au début, le souffle peu à peu s’apaise et s’harmonise au rythme de notre marche. De la même façon, nos pensées, incessantes et désordonnées, se calment progressivement et cessent de remplir tout notre espace mental. Et très souvent le silence alors s’impose, sans contraintes.

Faire silence : autour de soi et en soi. Lorsque cessent les bavardages extérieurs et intérieurs, nous pouvons enfin être à l’écoute et appréhender qui nous sommes vraiment, au cœur de notre marche. Marcher en conscience « purifie l’esprit des pensées obstructives » (Bouddha). La marche d’ailleurs éveille l’hémisphère droit du cerveau, et lui fait produire des endorphines causant ainsi un état d’hyperlucidité…

Alors, nous pouvons rencontrer le monde simplement, par l’intermédiaire de nos sens, sans jugement et sans à priori. Regarder les beautés de cette terre, écouter les différentes musiques de la nature, sentir ses parfums, caresser les multiples formes, minérales, végétales, animales, qu’elle offre à notre contemplation. (Christiane Ménard)

Arrive enfin le temps de l’émotion, de l’émerveillement devant le mystère du vivant dont nous sommes parties intégrantes… Alors cesse toute séparation… alors commence la méditation.